ASSOCIATION NOTRE-DAME D’ESPIET

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L’Eglise de son début à aujourd’hui

L’Eglise Notre-Dame d’Espiet

de son début à aujourd’hui



Les origines de l’église





Au XI° siècle, beaucoup de dieux antiques étaient adorés dans des grottes et près des sources par le peuple (la nature, les arbres, les saisons, le soleil)  : le paganisme.


On tenta d’essayer de sanctifier ces centres de paganisme et c’est ainsi que la source d’Espiet devint Fontaine de Saint Aignan.


 La construction d’une chapelle jointe à l’acquisition de terrains par des moines, près de la fontaine,  contribuerait à sanctifier  la  région.


Ainsi fut bâti Notre Dame d’Espiet.


Le bâtiment, isolé, est  implanté sur un point relativement bas (44 m), sur le versant du plateau côté ruisseau de Camiac, à proximité de la fontaine Saint Aignan au lieu dit «  Le Bourg  »


La première mention de l’église date de 1095, Notre Dame d’Espiet qui  relève de la Sauve. (Réf  : Histoire de l’abbaye  et de la Congrégation de Notre Dame de la Sauve   -Lirot de la Ville T. 2 – p 5 375).


La paroisse d’Espiet dépendait de l’abbaye de la Grande Sauve (Commune de la Sauve Majeure) qui possédait vraisemblablement les deux moulins, le  Moulin-Neuf et celui appelé aujourd’hui Moulin de Monfrange.


Le 31 mai 1310, la Veuve d’Arnaud de Curton fait un leg à l’église d’Espiet.

(Réf  : d° Tome  XXI - p 101)


Du point de vue séculier, le droit de haute et basse justice sur la paroisse d’Espiet appartint longtemps aux seigneurs de Curton  (Commune de Daignac).

Ce droit avait été donné par Edouard III, roi d’Angleterre à Arnaud de Curton, comme récompense des services qu’il lui avait rendus.


L’église et la bourgade qui l’entourait, selon toute vraisemblance, n’ont pu échapper aux désastres du XIV et XVe siècle, ce qui explique que le lieu dit le bourg ne comporte qu’une seule maison..


Au XVI ° siècle, l’église relève toujours de l’Abbaye de la Sauve.

 

Il faut attendre 1601 pour, à nouveau, entendre parler de l’église.


Le 18 septembre 1601, Pierre de Gaufreteau, écuyer, seigneur de la Mothe de Curton ou Lamothe Bourrue, demeurant dans la paroisse d’Espiet, marquisat de Curton, rédige son testament  :


«  Il  veut être enseveli dans l’église  d’Espiet devant le grand autel….. Il fait don de 15 sous tournois, 10 cens, pour être employé à faire prier, pour lui, ses père et mère et ses autres parents ou amis,  trépassés dans les églises d’Espiet et de Dardenac.  » (Réf  : d° Tome  XXVIII   p 79)



Cette intention peut être confirmée par les traces d’une litre ceinturant d’église – (Réf  : bulle de la société archéologique de Bordeaux – 1881 – p 212).


[ La litre était une bande noire, fréquemment peinte, d’environ 50 à 60 cm de large à l’occasion de la mort du seigneur local et sur laquelle figurait de place en place ses armoiries.]


En 1988, des travaux de sondages archéologiques ont été réalisés, révélant l’existence d’un remblai postérieur au niveau médiéval au pied du contrefort médian d’une épaisseur de 60-70 cm et une tombe  contenant un individu reposant sur le dos, la tête à l’ouest. Cette tombe en pleine terre n’a pu être datée, elle repose à + 25 cm par rapport au niveau du porche.



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