ASSOCIATION NOTRE-DAME D’ESPIET

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L’Eglise de son début à aujourd’hui

L’Eglise Notre-Dame d’Espiet

de son début à aujourd’hui



Les éléments d’architectures




Les ouvrages plus ou moins spécialisés sur l’architecture religieuse régionale font très rarement mention de cette église.


Dans le numéro de 1888  du bulletin de la Sté archéologique de Bordeaux, on peut lire :


«  …. Cette église est du reste romane. On remarque à son portail du midi, sur  un chapiteau, la figure de la Sainte Vierge avec l’enfant Jésus,  représentation  asses rare à cette époque de l’architecture religieuse.  »


Le portail roman, protégé par un large porche, ouvre plein sud, deux arcs reposent sur des chapiteaux sculptés de personnages,  d’oiseaux, de ramettes  ; celui le plus  à gauche représente Jésus sur les genoux de Marie, le style fruste de l’œuvre et les plis grossiers des vêtements des personnages indiquent l’ancienneté de cette sculpture.


Quelques éléments attirent l’attention dans la nef unique  :


- les deux retables et l’autel en pierre de Saint Aignan du XVIIème siècle (celui de la vierge est

classé par les monuments historiques),


- le bénitier, inséré dans  le mur, près d’une porte murée au sud datant du XVIè siècle (classé par

les monuments historique),


Ce dernier est composé d’une niche en plein cintre ornée d’une coquille, symbole probable du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Sur la cuve, les lettres «  I H S  » sont sculptées, ce qui signifie «   Iesus Hominum Salvator  »  (Jésus sauveur des hommes) Connue en Italie à la fin du XVè siècle, cette épigraphe apparaît en France au  début du XVIè siècle.


Dans la nef de l’église, on remarque un ensemble composé des deux retables  :


deux colonnes cannelées en partie supérieure soutiennent un entablement portant  un fronton cintré brisé à ressauts latéraux.


Au sommet, une niche décorée d’une coquille est surmontée d’un fronton triangulaire.


Au centre du retable un cadre mouluré qui devait recevoir un tableau. En 1772, une toile représentant l’Assomption de la Vierge est signalée, et il y a quelques années encore, la représentation d’un évêque, probablement Saint Aignan, était accrochée au milieu du retable nord.


Une toile, représentant Notre Dame d’Espiet se trouvait dans l’église il y quelques années mais cette  toile, en trop mauvais état, n’a pu être restaurée et a été détruite.


Vers le milieu  de la nef, il y a deux autels  :


- l’un à Sainte Quitterie (22 mai) du côté de l’épitre,

- l’autre de Saint Aignan (14 juin) du côté de l’évangile,  vis-à-vis l’un de l’autre et adossés aux

murs, on n’y dit pas la messe.


Sainte Quitterie   - Le culte est ancien –  Cette vierge, d’origine toulousaine, fut martyrisée à Aire sur Adour, vers l’an 476, durant les persécutions de l’arianisme. La tradition place Saint Quitterie parmi les 70  saints «  céphalophores  » français  : elle aurait ramassé sa tête tranchée. Son existence est affirmée par l’évêque Grégoire de Tours.


Le culte de Sainte Quitterie est en plein essor au XIVème siècle.

(Réf  : Sainte Quitterie du mas d’Aire  - abbé P. DEVILLER)


Saint Aignan -  L’encyclopédie catholique Tome 1 1840 nous le présente  comme étant l’Evêque d’Orléans au IVème  siècle. Né dans la cité de Vienne, sur le Rhône, il mourut à Orléans..

Ordonné prêtre, il  lui fut confié le gouvernement de l’abbaye Saint Laurent des Orgeries, déporté par les églises de son pays pour aller à Arles solliciter le secours  du comte Aetius contre Attila qui ravageait les gaules et menaçait Orléans.

Saint Aignan serait à l’origine de  la guérison miraculeuse du Comte Aggrippinus, gouverneur impérial d’Orléans  ;


Dans les réponses au questionnaire adressé au début du XVIII° siècle par l’Abbé Baurein, aux servants des églises, les éléments ci-dessous sont fournis  :


«  L’église d’Espiet est dédiée sous l’invocation de la nativité de Notre Dame   (8 septembre)

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